Son rêve
Thomas aimerait, un jour, faire un peu de restauration gastronomique et événementielle sur le domaine. Il organise déjà des événements culturels au caveau, auquel trois expositions de cinq semaines apportent une autre dimension pendant l’été. Mais ce qu’il souhaite par-dessus tout, c’est avoir la liberté de se concentrer sur le travail de la vigne, la vinification, et la vente du vin.
Son projet
Sélection massale, travail mécanique du sol, déchaussage des vignes, vendange manuelle, vinification naturelle dans des cuves béton, avec uniquement un peu de sulfites à la mise en bouteille : Thomas cherche à se rapprocher de la vigne et du terroir. Il fait partie de l’Association des vins naturels qui regroupe une quarantaine de vignerons et élabore un cahier des charges de la vinification dite naturelle : il veut contribuer à la promotion des vins naturels, et améliorer ses techniques en échangeant avec les autres.
Ses résultats
Sa démarche de limitation des intrants lui a permis d’obtenir un équilibre à la vigne et d’avoir des bonnes levures sur la peau des raisins. Il pense avoir gagné en finesse aromatique. Thomas est agréé en agriculture biologique, certifié par Qualité France SA. Les expositions qu’il organise au caveau pendant l’été sont des succès. Il vient de refaire les étiquettes, de mettre à jour son site Internet. En cinq ans, les ventes à l’export sont passées de 5 % à 20 % du chiffre d’affaires total.
Son parcours
Thomas a grandi dans les vignes. Après son bac, il entame des études dans le vin (BTS viti/œno). Il part ensuite en camion parcourir les routes de France, de Corse et d’Europe de l’Est pour découvrir les savoir-faire de différents vignerons, pendant presque un an ! « Je restais chez les vignerons deux heures, le temps d’une dégustation, ou trois jours, le temps d’une vinification. Je m’intéressais aux vinifications sans soufre, aux levures naturelles…», explique-t-il. Il y a une diversité de savoir-faire, en France, que Thomas a voulu faire sienne - ou, en tout cas, appréhender. En 2010, à 27 ans, il s’installe avec son père.
COMPAGNONNAGE VITICOLE AVANT L'HEURE. Europe de l’Est, Corse, tour de France… autant de régions où Thomas a garé son camping-car pour apprendre le métier auprès de vignerons, avant de poser ses valises et de reprendre le domaine familial Ferme Saint Martin dans le Vaucluse. Un état d’esprit de compagnonnage et d’ouverture !
Crédits photos : F. Masson / Pixel Image